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  • Architecture et environnement, une coopération durable !

L’objectif actuel de nombreux acteurs de la construction est de répondre aux problèmes environnementaux.

Le Conseil national de l’Ordre des architectes vient d’ailleurs de publier son rapport dans le cadre du grand débat national. Ce dernier met en lumière les attentes fortes, de la part des professionnels comme des citoyens, en matière d’écologie.

155 propositions issues de près de 1500 contributions recensées et publiées le 15 mars 2019 par le Conseil national de l’ordre des architectes. Dans le cadre du grand débat initié par le gouvernement français, architectes, professionnels et citoyens étaient invités à s’exprimer sur les sujets touchant plus particulièrement l’architecture et le cadre de vie. A suivi ensuite un travail de synthèse, d’analyse et de regroupement par thèmes pour aboutir à deux documents distincts : le cahier de propositions du Conseil de l’ordre des architectes et un document de synthèse du cahier de propositions.

Ces contributions s’articulent autour des quatre thèmes proposés par le Conseil national :

  • – Habiter : Comment mieux construire et mieux rénover?
  • – Financer : Comment financer la transition écologique?
  • – Aménager : Quelles solutions pour un aménagement écologique et solidaire de nos territoires?
  • – Participer : Comment mieux associer les citoyens à l’aménagement de leur cadre de vie?
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Parmis les solutions mises en avant que nous pouvons dores et déjà observer, nous assistons à un changement des méthodes de construction favorisant les écoconstructions. Visant à respecter au mieux l’écologie, ces constructions durables doivent prendre en considération les matériaux utilisés mais aussi l’utilisation du bâtiment (chauffage, consommation d’énergie, rejets de CO2, etc.). Elles visent aussi à respecter au maximum le milieu naturel dans lequel naît le projet.

Depuis de nombreuses années, des études ont été menées pour allier architecture et développement durable.

 

Le respect des qualités paysagère

Préserver la nature, un axes prioritaire aujourd'hui

La gestion des bâtiments et des modes constructifs sont clés pour la transition énergétique. C’est le rôle des architectes et les bureaux d’études techniques de proposer des solutions afin de palier à la hausse des consommations, réduire au maximum les émissions de gaz à effet de serre et éviter les dégradations paysagères.

La maison « La Mira Ra », située au bord de la Méditerranée, a été construite en respectant de nombreuses règles d’implantation. La préservation des qualités paysagères de l’endroit était la priorité du maître d’œuvre de cette construction : nature rocheuse du sol, végétation méditerranéenne, vue panoramique sur l’ensemble du paysage. Les matériaux devaient eux aussi être respectueux de l’environnement et s’intégrer visuellement dans la nature. C’est la raison pour laquelle des pierres locales ont été utilisées pour la réalisation des murs porteurs.

Une spécificité qui entre également dans les attentes de demain en matière de construction : favoriser les ressources locales. Qu’il s’agisse de matière première ou d’une service.

 

L’utilisation croissante des panneaux solaires :

Tout commence en 1839 : le physicien français Alexandre Edmond Bequerel constate que certains matériaux peuvent générer de petites quantités d’électricité. Grâce à cette découverte, Albert Einstein (1905) a pu continuer ces travaux de recherches concernant la production d’électricité à partir de la lumière du soleil, et a découvert l’effet photovoltaïque. A fur et à mesure du temps, cet effet a donné place à de nouvelles technologies comme le panneau solaire en 1954, qui ne connut à l’époque qu’un très faible succès.

C’est dans les années 1970, lors du premier choc pétrolier, que l’énergie solaire a trouvé son élan. Pour la première fois, les panneaux solaires ont été utilisés pour les maisons.

Source d’énergie alternative au début des années 2000, elle prend de plus en plus d’importance. Entre réchauffement climatique et hausses de prix incessantes des énergies, l’énergie solaire devient une priorité pour beaucoup.

Ainsi, de plus en plus de panneaux solaires sont proposés sur le marché : épais, fins, flexibles, durs, en peinture, en brut, etc. Pourtant, selon les propos de la Commission de Régulation de l’Energie (CRE), rapportés par Batiweb, le prix trop élevé des panneaux solaires sur toiture amenuise sur l’utilisation de ces derniers dans le monde de la construction. De plus, le rendement n’est pas toujours à hauteur des espérances : « Le dernier appel d’offres pour la construction de centrales solaires sur toiture n’aura pas rencontré le succès attendu. Sur les 300 MW prévus, seuls 115 MW ont été attribués. »

Malgré quelques réticences encore présentes chez certains acteurs, l’énergie solaire est sans nul doute l’énergie du futur. Selon Qualit’EnR et OpinionWay via leur baromètre annuel « Les Français et les énergies renouvelables », en 2019 41% des Français déclarent être dotés d’au moins un équipement renouvelable, contre 35% l’an passé et 25% envisagent d’en acquérir un. Certains bailleurs sociaux se lancent même dans des rénovations « à énergie zéro » pour permettre aux bâtiments réhabilités d’être aussi performants, si ce n’est plus, qu’un bâtiment construit à neuf. Ce projet de rénovations à énergie zéro a été initié par le bailleur social Vilogia, avec son chantier prototype “EnergieSprong” le 22 février 2018 à Hem (59)

Enfin, l’enquête montre que 97% des français pensent que le développement des énergies renouvelables doit être encouragé, avec le solaire thermique, pompe à chaleur, des panneaux photovoltaïques et de l’éolien.

 

De nouveaux matériaux : le béton très bas carbone

Dans le quartier de Montparnasse à Paris, Eiffage Construction a fait le choix de s’essayer à un béton très bas carbone, pour son client Unibail-Rodamco-Westfield, qui souhaitait suivre une démarche éco-responsable en visant une « transition vers une économie et des mobilités modernisées, intelligentes et moins carbonées ».

Produisant cinq fois moins d’émission de carbone que les bétons « classiques », ce béton a été utilisé pour toute la réhabilitation des Ateliers Gaté qui comprend des bureaux, logements, commerces et un hôtel. Enfin, pour ce projet, Eiffage a également fait le choix d’utiliser des dalles alvéolaires et non des dalles de compression, pour permettre une économie de 2 % sur les émissions de carbone.

Qu’il s’agisse de respecter le milieu dans lequel la construction à lieu ou d’utiliser des matériaux à énergie positive, bien des solutions peuvent être empruntées pour concilier construction et environnement. Mais sont-ce les seules solutions pour limiter l’empreinte carbone et environnementale des nouveaux bâtis ? Des solutions connectées ne peuvent-elles pas s’intégrer à cela pour prévenir des risques liés à la rareté de certaines ressources ? C’est ce que nous tentons d’éclaircir en vous expliquant ce qu’est une Smart City