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  • Mettre le BIM au service de la transition énergétique du bâtiment

Diminuer les gaz à effet de serre ou encore optimiser la consommation d’énergie sur le long terme, la méthode BIM pour les projets de construction comme pour ceux de réhabilitation est un pari gagnant sur lequel il faut désormais miser !

Sans conteste, le BIM est un atout majeur pour la transition numérique du bâtiment. Mais qu’en est-il pour la transition énergétique des bâtiments ? Les interactions entre le bâti et l’environnement sont complexes. Elles ont des impacts directs et indirects importants sur notre environnement. Les bâtiments sont à l’origine de l’utilisation de 45 à 50% de l’énergie globale dépensée par les activités humaines, 50% de l’eau et 80% des terres agricoles. En Europe, le milieu de la construction représente à lui seul 40% de la consommation énergétique, soit la part la plus importante. De plus, il produit environ 36% de l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre. Les défis sont donc sans précédent en matière d’efficacité énergétique. Certaines politiques nationales, calquées sur les directives européennes, présentent même des objectifs ambitieux comme les bâtiments passifs voire à énergie positive. Ainsi BIM, transition énergétique et transition digitale des bâtiments jouent dans la même cour.

Qu’est-ce que dit la loi de transition énergétique ?

  •  – Réduire de 40 % d’émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à 1990, et les diviser par quatre sur la période 1990-2050
  • – Disposer d’un parc immobilier dont l’ensemble des bâtiments sont rénovés en fonction des normes “bâtiment basse consommation” ou assimilées, à l’horizon 2050, en menant une politique de rénovation thermique des logements concernant majoritairement les ménages aux revenus modestes.
  • – Avant 2025, tous les bâtiments privés résidentiels dont la consommation en énergie primaire est supérieure à 330 kilowattheures d’énergie primaire par mètre carré et par an doivent avoir fait l’objet d’une rénovation énergétique.

Durant la phase de construction, la maquette BIM va permettre d’optimiser les matériaux, de définir précisément les besoins du bâtiment, ses besoins réels et également de diminuer les pertes. Grâce à cet apport de la maquette numérique, les déchets inutiles ne font plus partie de l’équation, les transports évitables sont évités et les contraintes budgétaires sont respectées.

Donner vie de manière virtuelle au bâtiment permet en outre aux professionnels de la construction de calculer de manière fine et réaliste les besoins en consommation énergétique nécessaires à la phase de réalisation du projet.

Les calculs en besoins énergétiques vont bien plus loin grâce au BIM. En effet, la méthode ne fournit pas simplement une maquette qui ne sert que durant la phase de construction ou de réhabilitation. Le BIM permet de mesurer quels vont être les coûts en matière de consommation d’énergie liés à tel ou tel agencement. En effet, la méthode permet de faire des projections en fonction de la position et de la taille des ouvertures, du système de chauffage, de l’ensoleillement, de l’implantation du bâti, etc. En concevant le bâtiment le plus intelligent, le BIM répond à ces problématiques et donc, aux obligations liées à la transition énergétique.

En quoi BIM et transition énergétique concernent aussi les projets de réhabilitation

En effet, réhabilitation et transition énergétique vont de pair dans le processus permis par le BIM. La technologie BIM est souvent présentée à tort comme une simple maquette numérique. Or le BIM est un processus de construction et d’exploitation qui permet la capitalisation des données du bâtiment de façon coordonnée et structurée. Cela signifie que le BIM a un très fort potentiel de maîtrise et de réalisation d’économies d’énergie dans tous projets du bâti, ancien compris.

Elle va permettre d’optimiser le chantier, mais également livrer un guide d’exploitation du bâtiment qui va permettre au maître d’ouvrage de gérer le bâti durant toute sa durée de vie. En prenant en compte le type de construction, les habitudes d’occupation ou encore les conditions environnementales, un plan énergétique est alors applicable à l’ensemble de la construction ou du bâtiment réhabilité. Un processus d’optimisation en résulte, lequel permet de définir des règles d’économie d’énergie. Ces règles sont ensuite applicables aux occupants et au système de gestion énergétique du bâtiment.

Sous l’égide du Ministère de la transition écologique et Solidarité, le collectif Effinergie a d’ailleurs lancé avant l’été 2018 un appel à manifestation d’intérêt relatif aux projets de développement de la maquette numérique dans le patrimoine public.